Afrique du Sud
En Afrique du Sud, la Haute Cour de Durban a autorisé les manifestations du mouvement anti-immigrés March and March, tout en imposant des restrictions pour prévenir de nouvelles violences.
La décision intervient après plusieurs incidents violents, dont la mort d’un ressortissant étranger, battu par une foule la semaine dernière. Face à cette situation, le président Cyril Ramaphosa a déployé plus de 500 soldats en renfort de la police.
Saisie par le gouvernement, la justice a décidé d’encadrer les rassemblements plutôt que de les interdire. Les manifestations sont désormais autorisées entre 9 heures et 15 heures, sans armes ni visages dissimulés. Toute destruction de biens ou incendie de bâtiments est également interdit.
Le mouvement March and March, qui organise depuis plusieurs mois des manifestations contre l’immigration irrégulière, rejette toute responsabilité dans les violences. Sa fondatrice, Jacinta Ngobese-Zuma, estime que les actes commis par d’autres groupes ne peuvent lui être attribués sans preuve.
Cette décision intervient à quelques jours des élections locales du 4 novembre, alors que l’immigration occupe une place importante dans le débat politique sud-africain.
Selon la police, au moins cinq ressortissants étrangers ont été tués cette année dans des violences anti-migrants. L’affaire doit être réexaminée par la justice l’année prochaine.
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