République démocratique du Congo
Des frappes de drones ont touché Goma, dans l'est du Congo, mercredi, tuant au moins trois personnes, dont un travailleur humanitaire français. Il s'agit de la première attaque de ce type dans la ville depuis que les rebelles de l'AFC/M23 s'en sont emparés l'année dernière, selon le groupe et l'ONU.
L'AFC/M23 a imputé la responsabilité de l'attaque à l'armée congolaise, affirmant dans un message publié sur X que Kinshasa avait lancé des drones contre une zone urbaine densément peuplée de la ville lacustre.
Un haut responsable de l'UNICEF, l'agence des Nations unies pour l'enfance, a déclaré à Reuters qu'un de ses employés, un ressortissant français, avait été tué.
La mission de maintien de la paix des Nations unies au Congo a confirmé que les frappes avaient tué un membre du personnel des Nations unies et deux autres civils, et a averti que les attaques contre le personnel des Nations unies pouvaient constituer des crimes de guerre.
Le président français Emmanuel Macron et Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de l'égalité, de la préparation et de la gestion des crises, ont condamné l'attaque dans des messages publiés sur X, appelant au respect du droit international humanitaire et affirmant que les travailleurs humanitaires ne devaient jamais être pris pour cible.
Un porte-parole de l'armée congolaise a refusé de commenter.
Un porte-parole du gouvernement congolais n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
Le porte-parole adjoint du gouvernement rwandais, Jean Maurice Uwera, a déclaré dans un message publié sur X que cette attaque soulignait les problèmes de sécurité près de la frontière rwandaise, malgré l'accord de paix négocié par les États-Unis et signé à Washington l'année dernière.
Les États-Unis ont imposé ce mois-ci des sanctions à l'encontre des Forces de défense rwandaises et de hauts responsables militaires pour leur soutien présumé aux rebelles de l'AFC/M23 dans l'est du Congo. Le Rwanda nie ces allégations.
Un journaliste de Reuters à Goma a rapporté avoir entendu deux fortes explosions vers 4 heures du matin (02h00 GMT). Les déflagrations ont fait trembler les fenêtres et les portes et ont été suivies par le bruit des sirènes d'ambulance.
Un haut responsable de l'AFC/M23 a déclaré à Reuters que la maison touchée par l'un des drones avait été louée par des employés de l'UNICEF et se trouvait à proximité d'une résidence utilisée par l'ancien président congolais Joseph Kabila, dans un quartier où vivent plusieurs personnalités politiques et économiques de premier plan.
Le responsable a déclaré qu'un deuxième drone avait pris pour cible la résidence du coordinateur politique de l'AFC/M23, Corneille Nangaa, mais qu'il était tombé dans le lac Kivu.
Ces frappes interviennent après plusieurs semaines d'intensification des opérations de drones des deux côtés du conflit.
01:30
Crise migratoire à Ceuta : la France barricade sa frontière avec l'Espagne
01:14
Immigration : record de traversées de la Manche vers le Royaume-Uni
01:07
Incendies en France : George et Amal Clonney évacués de leur propriété
01:00
Burkina Faso : une amende de 200 millions de francs CFA infligée à Canal+
01:00
Arrêt sur images du 30 juillet 2026 : le PAM sur le terrain contre la faim en RDC
01:06
Soudan : au moins 23 enfants tués en deux mois au Kordofan du Nord