Sud-Soudan
Au Soudan du Sud, les autorités de l'État d’Équatoria-Central ont condamné mardi l’attaque qui a touché une mine d’or de la région ce week-end.
L'attaque survenue à Khor Kaltan, à environ 70 kilomètres au sud-ouest de la capitale Juba, a fait 37 morts selon les autorités locales, contrairement aux 73 victimes initialement annoncées par le vice-président du pays James Wani Igga.
Les autorités de l'État d’Équatoria-Central ont imputé l’attaque au Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition du chef rebelle Riek Machar, également connu sous l’acronyme SPLM-IO.
"Il a été établi et vérifié que l'attaque avait été perpétrée par les forces du SPLM-IO. Des témoins oculaires l'ont confirmé, et lors de l'attaque, leur général a été tué par nos forces," a affirmé Nyarsuk Patrick James, le ministre de l'Information et de la Communication de l'État d’Équatoria-Central.
Vice-président déchu et rival du président sud-soudanais Salva Kiir, Riek Machar est assigné à résidence depuis un an. Il est notamment accusé de trahison et de crimes contre l'humanité.
L'attaque contre la zone minière de Khor Kaltan "constitue une violation flagrante du droit international relatif aux droits de l'homme, de la Constitution de transition de la République du Soudan du Sud et de l'accord revitalisé sur le règlement du conflit au Soudan du Sud," selon Nyarsuk Patrick James. "Les responsables de cet acte criminel, à savoir le SPLM-IO, devront répondre de leurs actes."
Un porte-parole de Machar a nié que ses forces soient à l'origine de l'attaque et a pointé du doigt l'armée sud-soudanaise.
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