Sud-Soudan
La pression monte entre Washington et les autorités sud-soudanaises. En visite à Juba les 7 et 8 mai 2026, Nick Checker, représentant du Bureau des affaires africaines du gouvernement américain, a adressé un message particulièrement ferme aux dirigeants du pays.
Les États-Unis dénoncent les retards dans l’application de l’accord de paix signé en 2018 ainsi que la détention du vice-président Riek Machar.
Depuis plusieurs mois, le fragile processus de paix sud-soudanais s’enlise. Reprise des violences, tensions politiques et blocages institutionnels alimentent les inquiétudes de la communauté internationale. Washington accuse désormais les autorités de Salva Kiir de s’éloigner progressivement des engagements pris dans le cadre de l’accord de paix.
À l’issue de ses rencontres avec plusieurs responsables sud-soudanais, Nick Checker a vivement critiqué le gouvernement. Il reproche notamment aux autorités de ne pas avoir investi suffisamment dans les services essentiels destinés à la population et de retarder les réformes promises.
Les proches du président Salva Kiir affirment pourtant vouloir organiser des élections en décembre 2026. Ils assurent également qu’un dialogue politique est en cours avec les groupes d’opposition. Le nouveau chef de l’armée a même annoncé l’intégration de certaines factions rebelles au sein des forces armées nationales. Mais pour Washington, ces annonces ne suffisent pas.
La détention de Riek Machar au cœur des tensions
Nick Checker a qualifié de « farce » l’idée d’un dialogue politique alors que le vice-président Riek Machar reste détenu et poursuivi en justice. Ce dernier dirige pourtant le deuxième plus important parti signataire de l’accord de paix de 2018.
Le responsable américain accuse également les dirigeants sud-soudanais d’utiliser les crises internes et les promesses de réformes électorales pour obtenir davantage de soutien international.
Les tensions politiques restent très visibles au sein des institutions du pays. Lundi, des députés fidèles à Riek Machar ont quitté l’Assemblée nationale pour protester contre des amendements proposés par le camp présidentiel concernant l’accord de paix.
Selon eux, ces modifications sont menées sans concertation et en violation des procédures prévues par le texte signé en 2018. Une nouvelle illustration des profondes divisions qui continuent de fragiliser la transition politique au Soudan du Sud.
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