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Nigeria : Colère des enseignants après de nouveaux enlèvements d’élèves et de personnel

Des policiers tentent d'empêcher un rassemblement appelant le gouvernement à secourir les lycéennes enlevées au lycée public de Chibok, à Abuja, au Nigeria, le 11 mai 2014.   -  
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Nigéria

Des mobilisations ont été organisées mardi à travers le Nigeria, notamment à Lagos, Ibadan et dans le nord-est à Maiduguri, afin de dénoncer une série d’enlèvements d’écoliers et de personnels éducatifs.

Les manifestants réclament un renforcement urgent de la sécurité dans les établissements scolaires, dans un contexte marqué par la persistance d’attaques armées.

À Maiduguri, capitale de l’État de Borno, le secrétaire du syndicat nigérian des enseignants, Yusuf Tom, a remis une lettre aux autorités locales appelant à des mesures de protection renforcées. Il a insisté sur la nécessité de garantir un environnement sûr pour permettre la continuité de l’enseignement.

Dans le même temps, Musa Umar Chiroma, représentant du Congrès du travail nigérian, a dénoncé la multiplication des enlèvements dans la région d’Askira Mossa, où environ 28 élèves et enseignants auraient récemment été enlevés. Il a critiqué l’inaction des autorités face à ce qu’il qualifie d’« atteinte grave au droit fondamental à l’éducation ».

À Ibadan, des manifestants ont brandi des pancartes affirmant que « l’enlèvement n’a pas sa place dans l’éducation », tandis qu’à Lagos, des cortèges ont rejoint le siège de l’assemblée locale pour exiger la libération des élèves encore détenus.

Selon Hassan Taiwo, du Education Rights Campaign, « l’éducation est assiégée » dans le pays, en raison d’une recrudescence des attaques visant écoles, élèves et enseignants.

Les violences surviennent dans un contexte sécuritaire déjà dégradé : le 15 mai, au moins 46 élèves et membres du personnel ont été enlevés dans l’État d’Oyo, dans le sud-ouest, tandis qu’environ 42 personnes ont été kidnappées le même jour dans le nord-est, notamment dans le Borno. Ces attaques sont souvent attribuées à des groupes armés opérant dans la région, dont Boko Haram.

Le syndicat des enseignants de l’État d’Oyo a lancé une grève illimitée depuis lundi, sans qu’un mouvement national ne soit toutefois envisagé à ce stade.

Les enlèvements d’écoliers restent l’un des défis sécuritaires majeurs des autorités nigérianes, dans un pays confronté depuis plus de quinze ans à des violences persistantes dans le nord.

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