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Le Nigeria réclame des indemnisations pour ses ressortissants rapatriés d'Afrique du Sud

Des ressortissants nigérians rapatriés d'Afrique du Sud rrivent à l'aéroport international Murtala Muhammed de Lagos, au Nigeria, le 30 juin 2026   -  
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Nigéria

Le Nigeria a indiqué collecter les renseignements relatifs à ses ressortissants récemment revenus d'Afrique du Sud, afin d’obtenir des indemnisations de la part du gouvernement sud-africain.

L'ambassadeur du Nigeria en Afrique du Sud, Alexander Ajayi, a précisé que les données recueillies par les autorités nigérianes auprès des rapatriés comprenaient des informations telles que les entreprises, les véhicules et les biens immobiliers abandonnés.

Cette initiative intervient alors que plusieurs semaines de manifestations anti-immigration en Afrique du Sud et une campagne gouvernementale de "gestion de l'immigration" ont poussé des milliers de ressortissants africains à quitter le pays, volontairement ou non.

"Je travaillais dans le monde des affaires, mais nous ne nous sentions jamais à l'aise", explique Chukwu Chidinma, une ressortissante nigériane de retour d'Afrique du Sud.

"On passe son temps à guetter la police ou les services d'immigration, à se demander s'ils vont débarquer ou non. On n'a pas l'esprit tranquille quand on travaille."

Plus de 53 000 ressortissants étrangers ont fait l’objet d’une procédure de rapatriement ou d’expulsion ces dernières semaines, selon la ministre de la justice sud-africaine Mmamoloko Kubayi.

Si le Nigeria espère bien voir ses ressortissants indemnisés pour les biens qu’ils ont dû laisser derrière eux, le gouvernement sud-africain affirme ne pas être tenu de les dédommager.

Selon certains experts, un dialogue plus approfondi entre les deux pays pourrait contribuer à protéger les intérêts des Nigérians concernés.

"Liquider et leur verser la valeur de leurs biens, propriétés et entreprises : voilà la solution politique que j’envisage", a déclaré l'avocat Daniel Obla à Africanews.

"La deuxième solution serait d’ordre juridique et s’appuierait sur le fait que la Constitution sud-africaine prévoit la protection des biens et des vies sur le territoire sud-africain", poursuit-il. "En cas de violation de cette disposition, il existe une loi municipale permettant au Nigeria et aux Nigérians d’intenter une action en justice au sein du pays."

À l'heure actuelle, aucun accord d'indemnisation n'a été conclu et le montant total des pertes subies par les ressortissants nigérians rapatriés n'a pas été confirmé.

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