Maroc
Le rappeur marocain Mehdi Black Wind a quitté, vendredi en milieu d’après-midi, la prison d’Oukacha, à Casablanca, où il était détenu depuis le 15 juillet.
La justice marocaine a accepté sa demande de liberté provisoire. Son procès a été fixé au 2 octobre, dans un contexte de grève des avocats.
L’artiste engagé est poursuivi pour "atteintes aux institutions" et risque de six mois à deux ans de prison. Il est connu pour ses critiques envers la monarchie.
El Mahdi Lyoubi, à l’état civil, avait été arrêté le 10 juillet, suscitant une vague de contestations dans le royaume chérifien.
Sa mise en liberté provisoire intervient dans un contexte d’afflux de jeunes migrants marocains dans l’enclave espagnole de Ceuta, sur fond de recherche d’une vie meilleure.
Des observateurs y voient un signe d’apaisement envoyé par les autorités.
Reste à savoir si le rappeur peut rejoindre Marseille en France, où il est installé depuis 10 ans. Il fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire.
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