Maroc
À l'intérieur du Parlement à Rabat, l'ambiance est chaleureuse entre le président de la Chambre des représentants du Maroc et le chef du Parlement israélien.
Les deux hommes ont signé des accords parlementaires qui témoignent de la volonté des deux pays d'approfondir leur coopération. Cette visite, qualifiée d'historique, est le premier déplacement officiel d'un président du parlement israélien dans un pays musulman. Mais ce rapprochement ne plaît pas à une partie de l'opinion publique marocaine.
Et devant le Parlement, c'est une tout autre ambiance. Une centaine de manifestants s'est réunie pour protester contre la présence du président de la Knesset. Un rassemblement à l'appel d'une organisation locale pro-palestinienne.
"On ne peut pas accepter que le chef du Parlement israélien puisse venir ici en toute impunité, alors que ce Parlement israélien, c'est un parlement d'extrême-droite actuellement et un parlement où dominent les fascistes, et qui vient ici pour être reçu par le Parlement marocain", explique Abdelhamid Amine, militant du Front marocain pour le soutien à la Palestine et contre la normalisation.
Cette visite intervient alors que l'ambassadeur d'Israël au Maroc devrait retrouver son poste le mois prochain. Il avait été rappelé à la suite d'accusations d'abus sexuels. Le Maroc a normalisé ses relations diplomatiques avec Israël en décembre 2020 sous l'impulsion de Washington. En contrepartie, les Etats-Unis ont reconnu la "souveraineté" de Rabat sur le Sahara occidental. Le royaume espère désormais qu'Israël, à son tour, reconnaîtra la souveraineté du Maroc sur cette ancienne colonie espagnole.
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