République démocratique du Congo
Le chef de l'opposition en RDC, se dresse contre un éventuel troisième mandat de du président de la république Félix Tshisekedi. Martin Fayulu réagissait à une déclaration du chef de l'état congolais qui, quelques heures plus tôt, se disait prêt « si les Congolais » lui demandaient « de revenir ».
M. Fayulu déclare : « Félix Tshisekedi veut s'accrocher au pouvoir en défiant le peuple congolais. Mais nous nous disons qu'il n'a pas la capacité de défier le peuple congolais, car en 2028, s'il n'y a pas d'élections, alors en janvier 2029, il devra partir. Et nous ferons tout ce qu'il faut, comme nous l'avons fait avec Kabila. Nous avons empêché Kabila d'exercer un troisième mandat. Nous empêcherons également Félix Tshisekedi d'exercer un troisième mandat. »
Mercredi soir, le chef de l'État, au pouvoir depuis 2019, évoquait la question d’une éventuelle réforme de la Constitution portée par son parti que le coordonnateur de la plateforme politique LAMUKA voit comme un défis au peuple.
« Il semble que la guerre dans l'est du pays soit délibérément entretenue. Il laisse la guerre se poursuivre ; il profite de cette situation pour ne pas organiser d'élections. Et on le voit clairement, il l’a dit lui-même. Il veut donc rester au pouvoir au détriment des Congolais. Les Congolais peuvent être tués, les ressources du Congo peuvent être pillées. Donc, en réalité, on le dit, c’est clair, Tshisekedi et Kagame se sont partagé le Congo entre eux », a déclaré l'opposant.
Tshisekedi prévoit même un report de la présidentielle de 2028 en raison de la guerre civile dans l'Est du pays ; un conflit que les Etats-Unis et d'autres partenaires s'emploient désormais à résoudre.
« Il souffre d’une illusion d’optique. Il voit que les Américains sont là, qu’ils travaillent pour eux. Ils ne travaillent pas pour des individus. Les Américains, ou les dirigeants américains, travaillent pour leur peuple. Donc s’il pense que l’Amérique va venir le sauver ici, l’Amérique ne pourra pas empêcher le peuple congolais d’exercer sa souveraineté. Ici, ce qui est en jeu, c’est la souveraineté du peuple congolais », explique Martin Fayulu.
La sortie de Martin Fayulu intervient dans un contexte de tensions politiques croissante autour d’un éventuel changement ou d’une révision de la Constitution, qui cristallise l’actualité en RDC.
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