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Un tribunal sud-africain autorise le procès pour corruption de Jacob Zuma et Thales

Jacob Zuma, président de l'African National Congress (ANC), en Afrique du Sud, le vendredi 12 septembre 2008.   -  
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Themba Hadebe/AP2008

Afrique du Sud

Un tribunal sud-africain a validé, jeudi 14 mai 2026, la tenue du procès pour corruption opposant l’ancien président Jacob Zuma au groupe français Thales. Cette décision met fin aux tentatives de report dans une affaire liée à un contrat d’armement controversé des années 1990.

Le scandale remonte à un contrat de 2 milliards de dollars signé dans les années 1990 pour l’achat d’avions de chasse, de patrouilleurs et d’équipements militaires auprès de cinq entreprises européennes, dont Thales (alors Thomson-CSF). Zuma, alors vice-président, est accusé d’avoir perçu des pots-de-vin en échange de la protection de Thales contre une enquête.

L’affaire, surnommée « Stop Stalingrad » en raison des multiples recours visant à retarder les procédures, a été marquée par des récusations de magistrats et des contestations du ministère public. Le juge Nkosinathi Chili, de la Haute Cour de Pietermaritzburg, a estimé que « l’intérêt de la justice » exigeait que le procès ait lieu, soulignant qu’un nouveau report risquait de « discréditer l’administration de la justice ».

Les enjeux pour Zuma et Thales

Zuma, 84 ans, absent lors du verdict, et Thales sont inculpés pour fraude, corruption et racket. Tous deux nient les faits. Surnommé « le président Téflon », Zuma a dirigé l’Afrique du Sud de 2009 à 2018, avant d’être contraint à la démission par l’ANC en raison de scandales de corruption. En 2021, il avait été condamné à 15 mois de prison pour avoir refusé de témoigner devant une commission d’enquête sur la corruption sous sa présidence. Libéré pour raisons médicales après deux mois d’incarcération, son arrestation avait provoqué des émeutes meurtrières (plus de 350 morts), les pires violences depuis 1994.

La date du procès n’a pas encore été fixée.

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