Kenya
Le gouvernement kenyan a annoncé maintenir le projet de centre de quarantaine destiné aux ressortissants américains exposés au virus Ebola, malgré la contestation populaire et une décision de justice suspendant son ouverture.
Le ministre de la santé Aden Duale a affirmé devant le parlement mercredi que le centre, prévu sur la base aérienne de Laipikia, faisait partie d’un ensemble de 23 structures de quarantaine et d’isolement à travers le pays.
Le ministre a souligné que le centre n'était pas uniquement destiné aux étrangers.
Selon le média Reuters, une vingtaine de vols transportant du matériel médical américain et du personnel spécialisé ont atterri au Kenya entre le 23 et le 31 mai, malgré la controverse.
La Haute Cour kényane, saisie par une organisation de défense des droits constitutionnels, a ordonné la semaine dernière la suspension de l'ouverture du centre
Le projet a aussi provoqué une forte mobilisation populaire à travers le Kenya.
Deux personnes ont été tuées par balles, selon des défenseurs des droits humains, lors de manifestations contre le centre lundi à Nanyuki, près de la base aérienne de Laipikia.
De nombreux habitants craignent des contaminations dans leur pays, qui n'a enregistré aucun cas d'Ebola depuis la déclaration de l'épidémie mi-mai en République démocratique du Congo.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 116 cas suspects et 330 cas confirmés d'Ebola en RDC et en Ouganda, selon le dernier bilan annoncé mardi. L'épidémie a également fait 49 décès confirmés dans les deux pays, selon l'OMS.
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