Gabon
Lors du sommet Afrique-France à Nairobi, le Gabon a officiellement annoncé son intention de devenir actionnaire du groupe minier français Eramet, qui exploite le manganèse gabonais via sa filiale Comilog.
Une décision qui marque une volonté claire : reprendre le contrôle des richesses naturelles du pays et créer de la valeur ajoutée localement. Pendant des décennies, le modèle d’Eramet au Gabon reposait sur une logique simple : extraire le manganèse, l’exporter brut, puis parfois le réimporter sous forme transformée. Un système qui prive le Gabon de revenus supplémentaires et limite la création d’emplois locaux. La direction d’Eramet a indiqué avoir pris acte de cette intention, qui intervient dans le cadre d’un projet d’augmentation de capital de 500 millions d’euros. La proposition sera soumise aux actionnaires lors de la prochaine assemblée générale du groupe, prévue le 27 mai.
Le Transgabonais, une pièce maîtresse de la stratégie
Pour transporter le manganèse de Moanda au port d’Owendo, le chemin de fer transgabonais joue un rôle clé. Sa modernisation, estimée à 225 millions d’euros, sera financée par des partenaires privés français. Ces travaux s’inscrivent dans la phase III d’un programme ambitieux de rénovation des 648 km de voie ferrée, essentielle pour le transport de passagers, fret et minerais.
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