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Hantavirus : l'OMS se veut rassurante et affirme que le risque d'une épidémie mondiale est faible

Des secouristes accompagnent un patient, évacué du navire de croisière MV Hondius et soupçonné d'être atteint d'une infection à hantavirus.   -  
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OMS

Selon l’organisation mondiale de la santé, cette maladie respiratoire transmise par les rongeurs est moins contagieuse que le Covid qui avait causé une épidémie mondiale il y a six ans.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi que des échantillons prélevés sur le bateau de croisière touché par une épidémie d'hantavirus avaient été testés positifs à "la souche des Andes" du virus.

Les échantillons ont été analysés à l'Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal.

Elle a indiqué que 69 personnes ayant été en contact avec des cas confirmés faisaient l'objet d'une surveillance étroite et que les passagers du navire représentaient 23 nationalités.

Risque faible selon l'OMS

Les responsables sanitaires affirment que les risques d’une épidémie mondiale due au virus, sont faibles. Il serait moins contagieux que le Covid.

Le directeur général de l’agence sanitaire de l’ONU, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré à l’AFP que la situation n’était pas comparable à la pandémie de Covid-19, ajoutant : "Le risque pour le reste du monde est faible."

Le navire est au centre d’une alerte sanitaire internationale depuis samedi, date à laquelle l’OMS a été informée du décès de trois passagers et de la suspicion d’une infection par le hantavirus.

Cette maladie respiratoire rare se transmet généralement par des rongeurs infectés, le plus souvent par l’urine, les excréments et la salive.

Les passagers ont commencé à tomber malades il y a un mois.

Un Néerlandais est décédé à bord le 11 avril, et son épouse, qui avait quitté le navire pour accompagner son corps en Afrique du Sud, y est décédée 15 jours plus tard après être également tombée malade.

Deux autres personnes sont toujours en cours de traitement : l'une à Johannesburg et l'autre à Zurich, en Suisse.

La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a déclaré que le navire accosterait dans les trois prochains jours à Tenerife, dans les îles Canaries, et que tous les passagers étrangers seraient rapatriés par avion vers leur pays d'origine à partir de là, si leur état de santé le permettait.

Le Hondius a quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril, et est ancré au large du Cap-Vert depuis dimanche, tandis que les équipes d'urgence tentent de gérer la situation.

Le paquebot comptait à l’origine 88 passagers et 59 membres d’équipage, représentant 23 nationalités à bord.

Le patient de Zurich porte à trois le nombre de cas confirmés d’hantavirus, l’OMS ayant déjà confirmé l’un des décès et indiqué qu’un passager britannique actuellement en soins intensifs à Johannesburg avait été testé positif.

Il y a au total cinq autres cas suspects, dont les deux autres décès, a indiqué plus tôt l'OMS.

L'OMS tente de déterminer comment le hantavirus était apparu sur le navire, la première personne décédée ayant développé des symptômes le 6 avril.