Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Intelligence artificielle : l’Afrique accélère l’adoption des outils génératifs

Intelligence artificielle : l’Afrique accélère l’adoption des outils génératifs
Le logo d'OpenAI est visible sur un téléphone portable devant un écran d'ordinateur affichant les résultats de ChatGPT, le 21 mars 2023, à Boston.   -  
Copyright © africanews
AP Photo

Intelligence artificielle

L’usage de l’intelligence artificielle générative progresse rapidement en Afrique. Plusieurs pays du continent enregistrent une hausse marquée de l’utilisation d’outils comme ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot.

Cette dynamique s’accompagne toutefois de fortes disparités avec les économies les plus avancées, selon un rapport publié par Microsoft.

D’après l’étude « Global AI Diffusion Q1 2026 Trends and Insights », rendue publique le 1er mai 2026, l’Afrique du Sud reste le pays africain où l’IA générative est la plus utilisée. Entre janvier et mars 2026, 23,1 % des Sud-Africains âgés de 15 à 64 ans ont eu recours à ces technologies, contre 19,3 % sur la même période en 2025.

Le rapport s’appuie sur des données télémétriques anonymisées collectées à l’échelle mondiale par Microsoft. Les statistiques ont ensuite été ajustées en fonction de plusieurs critères, notamment le taux de pénétration d’Internet, l’utilisation des appareils connectés et la démographie nationale.

La Namibie et le Gabon parmi les pays les plus actifs

Après l’Afrique du Sud, la Namibie arrive en deuxième position sur le continent avec un taux d’utilisation de 15,1 %.

La Libye et le Gabon suivent avec 15 % chacun, devant l’Égypte et le Botswana, tous deux à 14,8 %. Le Sénégal figure également parmi les pays africains les plus engagés dans l’usage des outils d’IA générative, avec un taux de 13,9 %.

La Tunisie (13,5 %) et l’Algérie (13,2 %) complètent ce groupe de tête. La Zambie et la Côte d’Ivoire ferment le Top 10 africain avec 13,1 % d’utilisateurs.

Selon Microsoft, cette progression s’explique notamment par la diffusion des smartphones, l’augmentation des usages numériques et l’intérêt croissant des jeunes populations pour les technologies conversationnelles et les outils d’assistance à la productivité.

Les Émirats arabes unis en tête au niveau mondial

À l’échelle mondiale, l’utilisation de l’IA générative continue également de progresser. Le taux moyen d’adoption est passé de 15,1 % début 2025 à 17,8 % un an plus tard.

Les Émirats arabes unis dominent largement le classement mondial avec un taux d’utilisation de 70,1 % parmi les 15-64 ans. Singapour suit avec 63,4 %, devant la Norvège (48,6 %), l’Irlande (48,4 %) et la France (47,8 %).

Le rapport attribue ces niveaux élevés à la qualité des infrastructures numériques, à des politiques publiques favorables à l’innovation et à une disponibilité plus importante des compétences technologiques.

Une fracture numérique toujours marquée

Malgré la progression observée en Afrique et dans d’autres régions du Sud, Microsoft souligne que les écarts restent importants entre pays développés et pays en développement.

Dans les économies avancées, le taux moyen d’utilisation de l’IA générative a atteint 27,5 % au premier trimestre 2026. Dans les pays du Sud, il s’établit à 15,4 %.

Le rapport estime que plusieurs obstacles continuent de freiner la diffusion de ces technologies : accès limité à l’électricité, qualité inégale de la connexion Internet, infrastructures numériques insuffisantes et manque de formation aux compétences technologiques.

Microsoft avertit que sans investissements importants dans ces domaines, l’essor de l’intelligence artificielle pourrait accentuer les déséquilibres économiques mondiaux plutôt que contribuer à leur réduction.