Guinée
Dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la justice guinéenne a annoncé l’arrestation et l’inculpation de plusieurs individus, dont des étrangers, soupçonnés de liens avec des réseaux terroristes régionaux.
Le Parquet général de la Cour d’appel de Conakry a précisé que ces opérations, menées en coordination avec les forces de défense et de sécurité, ont permis l’interpellation, en avril 2025, d’un groupe de onze personnes dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Ce groupe comprenait sept Maliens, deux Nigériens, un Burkinabè et un Guinéen.
Parmi les suspects, un ressortissant malien, Fotigui Daou, a été arrêté à Kankan pour son appartenance présumée à une cellule dormante affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Il a reconnu avoir participé à une opération de libération d’otages contre rançon, confirmant son rôle dans le financement d’activités terroristes.
Les enquêtes ont également révélé l’existence de réseaux de radicalisation en ligne, organisés via plusieurs groupes WhatsApp comptant plus de 500 membres, dont 38 Guinéens. Deux d’entre eux, Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savané, ont été identifiés comme membres actifs et interpellés respectivement à Siguiri et Conakry.
Toutes les personnes arrêtées ont été déférées devant le parquet d’instance de Kaloum, inculpées et placées en détention conformément aux lois guinéennes sur le terrorisme.
Le Parquet a rappelé que la lutte contre le terrorisme reste une priorité nationale, appelant la population à la vigilance et à signaler tout comportement suspect pour contribuer à la sécurité du pays.
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