Guinée
À l’ouverture de la 18e édition du festival 72h du Livre, la capitale guinéenne a une nouvelle fois prouvé que la littérature est bien plus qu’une passion : c’est une culture, un héritage, et un symbole de Conakry. Désignée Capitale mondiale du livre par l’UNESCO en 2017, puis intégrée en 2025 au réseau des villes créatives en littérature, Conakry confirme son statut de phare culturel en Afrique de l’Ouest. Cette année, le festival a même essaimé jusqu’à Forecariah, marquant une première délocalisation pour cet événement incontournable.
Depuis quatre ans, le concours Miss Littérature s’impose comme l’un des temps forts du festival. Loins des clichés des concours de beauté, cette compétition met en lumière des jeunes femmes dont le talent et la passion pour la littérature transcendent les critères physiques.
Fatima Koné, responsable du concours en Guinée, insiste sur cette philosophie : ce n’est pas un concours de beauté physique. Les miss ont toutes des physiques atypiques, de toutes les formes et de toutes les couleurs, parce que nous, on juge l’intellect, mais pas ce qu’on voit.
Aïssatou Kamano, étudiante en médecine dentaire et lauréate 2026, partage son enthousiasme : j’aime beaucoup la littérature, j’adore lire. Quand j’ai entendu parler de Miss Littérature, je me suis dit : pourquoi pas ? Pourquoi ne pas tenter ma chance et vivre cette aventure avec d’autres amoureux de la littérature ?
Les dauphines, Kadidjatou Barry (étudiante en communication) et Mariama Camara (élève en classe de douzième), illustrent elles aussi cette passion partagée. Pour Kadidjatou, la littérature est bien plus qu’un loisir : la littérature m’a bercée depuis mon enfance. J’ai grandi avec des livres, en français, en arabe, en poular… Dans ma famille, on ne parle que de littérature, qu’elle soit écrite ou orale. C’est le moteur de mon épanouissement. C’est mon moi, pour tout dire.
Mariama, la plus jeune candidate, retient de cette expérience une aventure enrichissante : cétait une aventure incroyable pour moi. Ça m’a beaucoup appris, j’ai rencontré des personnes qui m’ont apporté énormément. Je n’en retire que du positif. J’invite d’autres jeunes comme moi à s’intéresser à ce genre de compétition. »
Un public conquis et une vocation culturelle renforcée
Dans le public, l’enthousiasme était palpable. Thérèse Akapo, ancienne participante, souligne l’importance de valoriser le potentiel intellectuel des jeunes femmes : beaucoup se focalisent sur l’apparence, sur le physique… Mais il est aussi essentiel de mettre en avant tout ce que les filles ont en elles comme potentiel, comme talent, et surtout comme passion. »
Cette 18e édition, qui se poursuit jusqu’au 28 avril à Forecariah, confirme que le festival 72h du Livre est bien plus qu’un simple rendez-vous littéraire : c’est une célébration de la diversité, de l’intelligence, et de l’amour des mots, qui unit toutes les générations en Guinée.
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