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Nucléaire : l'Iran refuse de cesser l’enrichissement d'uranium

The Iranian flag flies in front of a U.N. building where closed-door nuclear talks take place at the International Center in Vienna, Austria, on June 18, 2014.   -  
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Iran

L'Iran a publiquement rejeté la demande fondamentale des États-Unis de cesser tout enrichissement d'uranium. Lundi, Teheran a présenté une stratégie à deux volets consistant en un engagement diplomatique prudent et un renforcement de la préparation militaire.

Ces mesures ont été prises alors que les pourparlers indirects entre l'Iran et les États-Unis à Mascate, à Oman, la semaine dernière, n'ont abouti à aucune avancée et que les tensions régionales continuent de couver.

Mohammad Eslami, président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, a déclaré que si l'Iran pouvait envisager de diluer son uranium enrichi à 60 %, il ne le ferait que si toutes les sanctions internationales étaient d'abord levées.

Il a également rejeté les propositions antérieures visant à expédier le matériel à l'étranger pour le mettre en sécurité.

Le président iranien Masoud Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Seyed Abbas Araghchi se sont montrés sur la même position, refusant de céder sur ce que l'Iran considère comme ses droits souverains.

M. Pezeshkian et M. Araghchi ont qualifié les pourparlers de Mascate de « bon début », mais ont averti que la diplomatie devait être fondée sur « le respect, et non la coercition ».

Dans un discours télévisé lundi, le guide suprême iranien Ali Khamenei a exhorté les Iraniens à faire preuve d'unité et à « décevoir l'ennemi » à l'approche du 47e anniversaire de la révolution islamique de 1979, dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis. Parallèlement, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, doit diriger mardi une délégation qui se rendra à Oman, pays médiateur.

Dans le même temps, l'Iran a signalé un changement vers une plus grande opacité militaire. L'agence de presse officielle iranienne IRNA a déclaré dimanche dans un rapport que le ministère de la Défense avait suspendu toutes les présentations publiques de nouvelles armes « pour des raisons de sécurité et afin de préserver le principe de surprise », une décision largement interprétée comme une préparation à un éventuel conflit.

Les positions des États-Unis et d'Israël semblent tout aussi fermes. Un reportage diffusé dimanche par la chaîne israélienne Channel 15 a révélé que les États-Unis avaient envoyé un message privé à l'Iran, demandant des « concessions » de la part de ce dernier lors du prochain cycle de négociations et s'attendant à un « contenu sérieux et significatif ».

Lundi, le Jerusalem Post, citant des responsables de la défense israéliens, a rapporté qu'Israël avait averti les États-Unis qu'il « frapperait seul » si l'Iran franchissait ses « lignes rouges » en matière de missiles balistiques.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'il rencontrerait le président américain Donald Trump le 11 février à Washington et qu'il discuterait des négociations entre les États-Unis et l'Iran.

Netanyahu devrait exiger que les États-Unis encouragent le transfert de l'uranium enrichi iranien hors du pays et limitent les capacités de l'Iran en matière de missiles balistiques.

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