Libye
En Libye, Human Rights Watch dénonce une vague d’exécutions dans l’est du pays, contrôlé par les forces du maréchal Khalifa Haftar.
Selon l’organisation, au moins 31 personnes ont été exécutées depuis la fin du mois d’août. Une cinquantaine d’autres détenus risqueraient une exécution imminente.
Les premières mises à mort ont été annoncées le 23 août, lorsque le procureur militaire des forces pro-Haftar a confirmé l’exécution de dix personnes par fusillade. Au moins 21 autres auraient ensuite été exécutées.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent des procès militaires tenus à huis clos, des aveux présumés obtenus sous la torture et des condamnations prononcées sans garanties judiciaires suffisantes.
Plusieurs victimes avaient été arrêtées à Benghazi et à Derna, lors des affrontements entre 2014 et 2018.
Selon Amnesty International, certaines familles n’ont pas été informées des exécutions et n’ont pas pu récupérer les corps de leurs proches.
Ces accusations surviennent dans un pays toujours profondément divisé depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, entre deux autorités rivales, à Tripoli et dans l’est libyen.
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