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Présidentielle en Zambie : l'ONU exige la fin des arrestations "arbitraires"

Un agent de santé fait sécher des bottes qui ont été lavées afin d'empêcher la propagation du virus Ebola au centre de traitement de l'hôpital général de Bunia, 8/08/2026   -  
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Hakainde Hichilema

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a fait part mercredi de son inquiétude face aux informations faisant état d’arrestations et de détentions de membres de l’opposition en Zambie avant et après les élections de la semaine dernière, qui ont permis au président Hakainde Hichilema d’obtenir un second mandat.

« J’exhorte les autorités à cesser d’arrêter des personnes de manière arbitraire et à respecter pleinement les droits à une procédure régulière de toutes les personnes détenues », a déclaré Volker Turk dans un communiqué.

La commission électorale du pays a indiqué mardi que M. Hichilema avait recueilli environ 60 % des voix lors des élections législatives du 13 août, un score similaire à celui obtenu lors du scrutin de 2021, qui lui avait valu son premier mandat de cinq ans. Son principal rival était le chef du principal parti d’opposition, le NRPUP, et ancien ministre du gouvernement, Brian Mundubile, qui a recueilli environ 38 % des voix.

Si le scrutin de jeudi s’est déroulé dans un climat globalement pacifique, l’opposition a dénoncé des actes d’intimidation et des restrictions qui ont entaché sa campagne, des préoccupations partagées par les observateurs électoraux internationaux, notamment l’Union européenne.

Le NRPUP a par ailleurs déclaré à l’AFP que M. Mundubile se trouvait « dans un lieu sûr, sous la protection d’un organisme international de défense des droits de l’homme, en raison des menaces proférées à son encontre ».

La police détenait toujours plusieurs personnalités de la principale alliance d’opposition, arrêtées la semaine dernière sur la base d’allégations rejetées d’implication dans des activités de milices ou d’insurgés.