Zambie
Le président zambien Hakainde Hichilema a prêté serment pour un second mandat mardi, alors que le principal leader de l'opposition — arrivé deuxième à la présidentielle mi-août — est en prison, inculpé de trahison.
Le scrutin du 13 août avait été entaché par des accusations d'intimidation, de partialité en faveur du gouvernement et de restrictions visant l'opposition, ternissant la réputation démocratique de ce pays d'Afrique australe riche en cuivre.
Des milliers de personnes vêtues du rouge du parti UPND de Hichilema ont rempli le stade de Lusaka pour la prestation de serment du président, lors d'une cérémonie à laquelle n'assistait qu'une poignée de dirigeants africains, selon des images de la télévision publique.
L'homme d'affaires de 64 ans a remporté 60% des suffrages, suivi de l'ancien ministre Brian Mundubile avec 38%, selon les résultats officiels.
M. Mundubile s'est caché après que les forces de sécurité ont perquisitionné son domicile le 14 août, affirmant viser une milice soupçonnée de représenter une menace pour la sécurité nationale.
Son alliance NRPUP a vigoureusement rejeté ces accusations. Un ancien ministre a été abattu lors de l'opération et 11 membres du camp de Mundubile ont été arrêtés.
L'opposant et son colistier Makebi Zulu se sont rendus à la police près de deux semaines plus tard. Leur avocat a confirmé ce week-end qu'ils avaient été inculpés pour trahison, des accusations qu'ils rejettent.
Le président Hichilema est crédité d'avoir conduit la Zambie à un important redressement économique durant son premier mandat, entamé en 2021.
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