Ouganda
À moins de 48 heures de l’élection présidentielle en Ouganda, l’armée a été déployée dans la capitale, Kampala, et les autorités ont suspendu temporairement l’accès à Internet mobile. Le gouvernement invoque des risques de désinformation, de fraude électorale et d’incitation à la violence, tandis que les opposants y voient un signe d’autoritarisme.
Le président sortant, Yoweri Museveni, 81 ans, brigue un septième mandat et dirige le pays depuis près de quarante ans. Son principal rival est le chanteur devenu homme politique Bobi Wine, âgé de 43 ans, très populaire chez les jeunes urbains. Six autres candidats sont également en lice.
Près de 22 millions d’électeurs sont appelés aux urnes. Les principaux enjeux identifiés par les citoyens concernent la création d’emplois, la lutte contre la pauvreté et l’espoir d’un changement politique après quatre décennies de pouvoir de Museveni.
Lors de la dernière présidentielle en 2021, Wine avait obtenu 35 % des voix contre 58 % pour Museveni, le score le plus faible du président depuis le début de sa carrière politique. Depuis, l’opposant a renforcé sa base, notamment à Kampala et dans l’est du pays, organisant des rassemblements malgré les risques de violences.
Museveni conserve un soutien solide dans le nord et l’ouest du pays. Son fils, Muhoozi Kainerugaba, général quatre étoiles, joue un rôle central dans l’armée, suscitant des inquiétudes sur une possible succession familiale à la tête du pays.
Les autorités assurent que le déploiement militaire vise uniquement à prévenir des violences pendant la période électorale. Néanmoins, la tension reste palpable dans les rues de Kampala, et de nombreux observateurs internationaux suivent de près le déroulement du scrutin.
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