Belgique
L’Union européenne prépare un nouveau tournant dans sa politique migratoire. À Bruxelles, les ministres des Vingt-Sept ont examiné une série de mesures destinées à affaiblir les réseaux de passeurs qui opèrent aux frontières européennes.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a défendu ce durcissement en expliquant que l’UE souhaite désormais geler les avoirs des passeurs, détruire leurs bases financières et imposer des interdictions de voyage. Selon elle, il s’agit de reprendre le contrôle sur les flux migratoires : « ce sont les Européens qui décident qui entre en Europe, et non les trafiquants ».
Cette initiative intervient alors que les traversées illégales restent élevées sur plusieurs routes migratoires, notamment en Méditerranée centrale et dans les Balkans. Bruxelles veut montrer sa détermination à endiguer les réseaux criminels qui profitent de la vulnérabilité des migrants.
Pendant ce temps, à Strasbourg, le Conseil de l’Europe – qui réunit 46 pays – discute d’un assouplissement des règles d’expulsion pour les États membres. Cette réforme potentielle suscite une forte opposition de la part d’ONG de défense des droits humains, qui dénoncent une mesure influencée par la pression croissante de l’extrême droite et susceptible de fragiliser encore davantage les protections accordées aux migrants les plus vulnérables.
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