Iran
Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ainsi que les ripostes de Téhéran, embrasent le Moyen-Orient depuis samedi.
Plusieurs pays africains redoutent les répercussions d’un conflit prolongé, notamment sur les chaînes d’approvisionnement en pétrole. La fermeture du détroit d'Ormuz, par où transite entre 30 % et 40 % du pétrole mondial, constituerait un choc majeur pour l’économie mondiale. Face à cette escalade, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), l’Union africaine (UA) ainsi que le Maroc ont appelé à l’apaisement. La Cedeao a notamment exprimé son inquiétude quant aux graves conséquences potentielles pour la paix et la sécurité internationales.
De son côté, Ousmane Sonko, s’exprimant en tant que leader du PASTEF, a estimé dans une vidéo adressée à ses partisans que la guerre déclenchée par ces frappes pourrait dépasser le cadre régional et provoquer une onde de choc économique mondiale. Outre la flambée attendue des prix du pétrole, la situation des ressortissants africains vivant dans les pays du Golfe suscite également des préoccupations.
Le Maroc a ainsi activé une cellule de crise pour répondre aux inquiétudes de ses citoyens établis au Moyen-Orient. Enfin, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, a appelé « à la retenue, à une désescalade urgente et à un dialogue soutenu ». Une nouvelle escalade risque d'aggraver l'instabilité mondiale, avec de graves répercussions sur les marchés énergétiques, la sécurité alimentaire et la résilience économique, en particulier en Afrique, où les conflits et les pressions économiques restent vifs.
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