Niger
Au Niger, l'Etat Islamique du Sahel a sommairement exécuté plus de 127 villageois et fidèles musulmans lors de cinq attaques distinctes dans la région de Tillabéri.
C'est un rapport de Human Rights Watch qui a révélé les faits mercredis, indiquant que le groupe jihadiste a intensifié ses assauts dans l'ouest du pays depuis mars dernier.
Selon Human Rights Watch, ces attaques constituent des violations du droit international humanitaire et sont manifestement des crimes de guerre.
Chemin faisant les groupes terroristes ont incendié et pillé des dizaines de maisons selon le rapport qui cite des témoins déclarant que l'armée nigérienne n'avait pas réagi de manière adéquate aux avertissements d'attaques. Et l'organisation de droit de l'homme ajoute que les forces nigériennes ont ignoré les demandes de protection des villageois.
Les stratégies de protection des habitants de la région doivent être révisées de toute urgence afin de dissuader de futures attaques et de mettre en place des systèmes d'alerte plus réactifs.
La junte au pouvoir à Niamey, issue d’un coup d’État en 2023, avait justifié son putsch par l’insécurité persistante au Niger.
Toutefois, des données compilées avant le putsch montraient une amélioration relative de la situation grâce aux opérations menées avec le soutien des forces françaises et américaines, selon Human Rights Watch.
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