Suisse
Le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) a tenu une réunion spéciale pour faire face à une crise humanitaire d’ampleur inédite : à la mi-2024, plus de 122,6 millions de personnes étaient déplacées de force dans le monde, dont 43,7 millions de réfugiés.
Cette progression spectaculaire – le double en dix ans – est principalement alimentée par des conflits armés, souvent menés sans respect du droit humanitaire. D’autres facteurs aggravants, comme le changement climatique, la faim ou la pauvreté, participent également aux mouvements de population.
Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a souligné que les réponses, autrefois essentiellement humanitaires, sont désormais de plus en plus politiques, rendant la gestion de la crise plus complexe. Il a également alerté sur la chute des financements humanitaires, qui prive des millions de personnes d’une aide vitale.
Face à ces défis, les responsables de l’ONU, les États membres, les partenaires et la société civile ont plaidé pour des approches durables et à long terme. Trois axes ont été mis en avant :
Renforcer l’autonomie des réfugiés,
Les intégrer dans les systèmes nationaux,
Soutenir les communautés d’accueil, souvent en première ligne.
La réunion s’est conclue par un appel à l’action, qui sera prochainement lancé par le président de l’ECOSOC, avec des recommandations claires à destination de la communauté internationale.
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