Tunisie
Le parti d'inspiration islamiste, Ennahdha accuse les autorités tunisiennes d'intimidation après l'ouverture d'une nouvelle enquête à l'encontre de leur dirigeant, Rached Ghannouchi. D'après Ennahdha, leur chef est soupçonné d'avoir qualifié les forces de sécurité de "taghouts" lors d'un éloge funèbre filmé en février dernier. Ce terme polémique peut être traduit par tyrans.
Dans un communiqué le parti indique que cette convocation est "un nouvel épisode du feuilleton de harcèlement et d’intimidation des personnalités politiques opposées au coup d’État". D'après le parti d'opposition, Rached Ghannouchi est harcelé par la justice depuis la suspension du Parlement dont il était le président l'année dernière, par le chef d'Etat, Kaïs Saied.
Ennahdha rejette vigoureusement la politique menée par Kaïs Saied, la décrivant comme un coup d'Etat. Il s'est opposé au référendum pour la nouvelle Constitution, appelant même à son boycott et jugeant ensuite les résultats illégitimes.
Le 19 juillet, quelques jours avant la tenue du référendum, Ghannouchi a été interrogé par le pôle antiterroriste, soupçonné de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme.
Le ministère de l'intérieur tunisien n'a pour l'instant pas réagi à ces propos.
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