Tunisie
Réunie en session extraordinaire vendredi, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé à l’unanimité d’appeler à une grève générale le 21 janvier 2026, une date qui promet de marquer un tournant dans les relations déjà explosives entre la centrale syndicale et le gouvernement.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec les autorités tunisiennes, accusées par l’UGTT d’ignorer systématiquement ses demandes. Les syndicalistes dénoncent une « fermeture totale des canaux de concertation » et « l’annulation de tous les corps civils, sociaux et syndicaux », réduisant toute possibilité de dialogue constructif.
La grève générale envisagée repose sur trois revendications : la mise en place d’un véritable dialogue social, la défense du droit de négociation collective et du droit syndical, ainsi que le refus d’une augmentation salariale marginale inscrite dans le projet de loi de finances 2026 touchant les secteurs public et privé.
Malgré cette escalade, l’UGTT a réaffirmé, en marge de la marche organisée jeudi à Tunis pour commémorer le 73ᵉ anniversaire de l’assassinat de Ferhat Hached, qu’elle « reste ouverte au dialogue » et « n’a jamais fermé la porte à une négociation sérieuse avec le pouvoir ». Une déclaration qui contraste avec l’urgence de la mobilisation annoncée.
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