Tunisie
À 81 ans, Rached Ghannouchi, chef du parti islamo-conservateur Ennahdha a été arrêté, lundi, selon les autorités tunisiennes.
Ghannouchi est l’un des principaux opposants au président tunisien Kaïs Saïed. Son arrestation serait liée à des déclarations publiques selon lesquelles une « guerre civile » éclaterait en Tunisie si l'islam politique, dont est issu son parti, y était éliminé.
Mondher Lounissi, vice-président d'Ennahdha a tenu une conférence de presse pour expliquer dans quelles circonstances s'est déroulée l'arrestation du chef d'Ennahdha :
"lors de la rupture du jeune, en ce mois de Ramadan , et de la 27ème nuit (nommée " Nuit du destin "), un imposant dispositif policier de la caserne de l'Aouina s'est présenté et a emmené Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha et président du parlement. Une perquisition a eu lieu à son domicile", a déclaré Mondher Lounissi, ajoutant que "Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha, est actuellement à la caserne de l'Aouina. Jusqu'à présent, les avocats se sont vu refuser l'accès et l'autorisation d'assister à l'interrogatoire."
Ahmed Néjib Chebbi, président du FSN, a qualifié l’arrestation du chef du plus important parti politique du pays, de "_vengeance aveugle"_de la part du président Kais Saied.
Depuis début février, les autorités ont incarcéré une vingtaine d’opposants et de personnalités parmi lesquelles des ex-ministres, des hommes d'affaires et le patron de la radio la plus écoutée du pays, Mosaïque FM. Ces arrestations visent des figures politiques du Front de salut national (FSN), principale coalition d'opposition dont fait partie Ennahdha.
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