Crise climatique
Le réchauffement s’accélère, et avec lui les phénomènes extrêmes, des vagues de chaleur en Europe aux inondations au Népal.
La COP31 s’ouvre à Antalya la semaine prochaine. Au programme de cette conférence de l’ONU sur le climat, la sortie des énergies fossiles, le financement de la transition et la mise en œuvre des engagements. Et ce, alors que la planète a déjà franchi, temporairement, le seuil de 1,5 °C.
Pourtant, malgré l’essor des renouvelables, le monde reste dépendant du charbon, du pétrole et du gaz, dont la demande est tirée notamment par les centres de données et l’intelligence artificielle. Et les crises géopolitiques, de l’Ukraine au détroit d’Ormuz, poussent les États à repenser leur approvisionnement : Les négociations climatiques butent toujours sur deux questions essentielles et difficiles. La première qui émet des gaz à effet de serre et en quelle quantité ? C’est déjà un sujet complexe, souligne Niklas Höhne, expert en politique climatique au NewClimate Institute.
Les pays les plus vulnérables attendent les financements promis. Or, les États-Unis, premier contributeur historique aux émissions, ne devraient pas être présents. Il y a onze ans, les projections annonçaient un réchauffement de 4 °C d'ici à la fin du siècle. Avec l'Accord de Paris, adopté en 2015, les États se sont engagés à limiter la hausse des températures bien en dessous de 2 °C, tout en poursuivant les efforts pour ne pas dépasser 1,5 °C. Mais les dernières projections des Nations unies restent préoccupantes, le réchauffement pourrait atteindre 2,6 °C d'ici à 2100.
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