France
Une semaine après l’attentat raciste de Trappes, dans les Yvelines, la famille de Pengo Bossio Wangi réclame justice.
Au-delà de l'émotion suscitée par cette affaire, les proches de Pengo Bossio Wangi souhaitent que les responsabilités soient établies et que les circonstances du drame soient pleinement examinées par la justice.
Vendredi 23 octobre, vers 10 heures, un homme ouvre le feu depuis sa voiture à Trappes, puis à La Verrière. Pengo Bossio Wangi, espoir du MMA, est tué. Plusieurs personnes sont blessées. Le suspect, Kévin Tessier 39 ans, a reconnu avoir visé des personnes perçues comme musulmanes, africaines ou nord-africaines. Il a été mis en examen pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante de racisme.
« Aujourd’hui, dans une France en proie à de vives tensions identitaires, en tant que père d’enfants noirs, j’ai peur pour leur avenir, leur sécurité. Mais malgré notre colère et notre douleur, la mère de Pengo et moi-même choisissons de faire confiance à la justice de ce pays. » Père de Pengo Bossio Wangi;
L'avocate de la famille, Zineb Alami, dénonce quant à elle un phénomène de déshumanisation des personnes françaises perçues comme étrangères en raison de leur couleur de peau ou de leurs origines.
Selon elle, les amalgames entre étrangers, immigrés, migrants et Français issus de minorités visibles contribuent à entretenir un climat dans lequel certaines personnes sont considérées comme suspectes ou illégitimes dans leur propre pays.
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