Yémen
Le sud du Yémen a rendu un dernier hommage à 75 jeunes soldats tués dans une frappe de missile attribuée aux rebelles houthis, l'une des attaques les plus meurtrières depuis la reprise des combats cet été.
Les funérailles militaires se sont déroulées mercredi à Ataq, chef-lieu de la province de Shabwa, en présence du gouverneur Awad Ibn al-Wazir, de responsables gouvernementaux, de chefs militaires et de nombreux habitants venus partager le deuil des familles.
Alignés sur un terrain de football, les cercueils recouverts du drapeau national ont été portés par des soldats et des membres des forces de sécurité avant les prières funéraires musulmanes. Une cérémonie marquée par une vive émotion pour ces jeunes hommes, dont la plupart n'avaient que 18 à 20 ans.
Lundi, le camp militaire d'Al-Alam a été frappé par un missile alors que les victimes participaient à une séance d'entraînement. Plus de 200 personnes ont également été blessées dans cette attaque, considérée comme la plus meurtrière depuis la reprise des hostilités dans la guerre civile yéménite.
Selon le gouverneur de Shabwa, ces jeunes soldats suivaient une formation destinée à renforcer la sécurité dans la province et non à participer à des opérations de combat. À l'issue de la cérémonie, Awad Ibn al-Wazir s'est engagé à renforcer les dispositifs de sécurité et à poursuivre les auteurs de cette attaque.
Ce drame rappelle la fragilité de la situation sécuritaire au Yémen, où les violences continuent de faire payer un lourd tribut à une population déjà éprouvée par plus d'une décennie de conflit.
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