Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Premier décès d’Ebola au Kenya : l’inquiétude grandit à la frontière avec l’Ouganda

Un professionnel de santé aide un collègue à enfiler un équipement de protection individuelle (EPI) dans une chambre d'un centre d'isolement dédié au virus Ebola à l'hôpital.   -  
Copyright © africanews
Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Kenya

À Busia, ville kényane située à la frontière avec l’Ouganda, les habitants oscillent entre inquiétude et confiance après l’annonce du premier décès lié au virus Ebola enregistré dans le pays.

La victime, un homme d’affaires kényan d’une quarantaine d’années, revenait de République démocratique du Congo, où il avait été soigné après être tombé malade. Il avait ensuite traversé l’Ouganda avant de rejoindre Nairobi par avion, où son infection a été confirmée. Il est décédé peu après son hospitalisation.

Depuis cette annonce, les autorités kényanes ont renforcé les mesures de surveillance aux points d’entrée du pays, notamment à la frontière avec l’Ouganda. Des contrôles sanitaires sont effectués pour détecter d’éventuels cas suspects et limiter le risque de propagation du virus.

Mais à Busia, certains habitants estiment que ces mesures doivent être étendues au-delà des grands axes de circulation. Ils demandent un renforcement de la surveillance jusque dans les zones rurales, où les populations ont un accès plus limité aux services de santé.

« J’ai entendu dire qu’Ebola avait tué tant de monde au Congo, qu’il avait tout balayé. J’ai donc très peur de voir des gens franchir la frontière sans précautions adéquates », témoigne Phelister Nekesa, une habitante de retour d’Ouganda.

Pour Ramadhan Wahatenze, un travailleur ougandais qui traverse quotidiennement la frontière, les contrôles doivent également concerner les villages. « Pour nous qui venons en ville, on nous fait passer des tests et des dépistages, mais ceux qui ne se déplacent pas des villages vers les villes, comment pourront-ils être testés et soignés ? », s’interroge-t-il.

Les autorités kényanes tentent toutefois de rassurer la population. Elles indiquent avoir identifié les personnes ayant été en contact avec la victime, notamment des proches et des professionnels de santé. Aucun nouveau cas n’a été confirmé à ce jour.

Le Kenya bénéficie également du soutien du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), qui a annoncé l’envoi d’une équipe pour accompagner la réponse sanitaire.

Si le pays n’avait jamais enregistré de cas d’Ebola auparavant, son voisin ougandais a déjà connu plusieurs épisodes liés au virus, tandis que la République démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie.

Dans cette région frontalière où les échanges humains et commerciaux sont constants, les autorités rappellent que la vigilance reste essentielle : les maladies ne connaissent pas de frontières.

Voir plus