Ethiopie
L’Erythrée a demandé samedi au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre des « mesures dissuasives » après ce qu’elle a qualifié de « déclaration de guerre » de l’Éthiopie à son encontre dans le conflit concernant la région du Tigré.
Vendredi, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, a accusé l’Érythrée d’ « un acte d’agression flagrant qui met en jeu le droit inhérent de l’Éthiopie à la légitime défense ».
Des combats opposent dans cette région les Forces fédérales aux combattants du Front de libération du peuple du Tigré. Les autorités éthiopiennes accusent l’Érythrée d’ingérence dans le conflit.
Depuis la reprise des hostilités fin septembre, la situation humanitaire se dégrade dans les zones touchées par les violences.
''En ce moment même, nous sommes confrontés à une grave crise. Les enfants et les personnes âgées souffrent de la faim. De plus, des malades meurent faute de soins médicaux. Nous exhortons les autorités concernées à nous venir en aide immédiatement.'', raconte Hagos Woldegebriel, habitant d’Adigrat.
L’armée éthiopienne a repoussé le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), groupe rebelle, et s’est emparée de sa capitale, Mékélé. Elle a également lancé des frappes de drones contre les troupes érythréennes présentes dans la région.
Cette recrudescence de la violence viole l’accord de paix qui a permis de fin à la guerre que le Tigré a connue entre 2020 et 2022.
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