Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

La mort de 37 mineurs en détention provoque des émeutes à Minna

Les familles des mineurs décédés en détention attendent devant un hôpital de Minna où leurs corps sont conservés, le 18 septembre 2026.   -  
Copyright © africanews
Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

Nigéria

Les autorités nigérianes ont imposé vendredi un couvre-feu de 24 heures à Minna, capitale de l’État du Niger, après des manifestations liées à la mort de 37 mineurs présumés clandestins, décédés alors qu’ils étaient détenus par un groupe paramilitaire de défense civile.

Les protestations ont dégénéré en violences : des manifestants ont bloqué une artère principale et attaqué un dépôt de transports, une banque, des bureaux de partis politiques ainsi que des commerces privés, selon le gouverneur de l’État, Mohammed Umaru Bago. La police est intervenue pour disperser les rassemblements.

« Il est nécessaire de contenir ces troubles afin de rétablir le calme », a déclaré le gouverneur, annonçant l’instauration du couvre-feu dans la ville.

Le chef de la police nigériane, Olatunji Disu, a appelé la population à ne pas se faire justice elle-même et assuré que les autorités mèneraient les investigations nécessaires pour déterminer les causes des décès. Le président Bola Tinubu a de son côté ordonné une enquête urgente, complète et transparente et fait suspendre le responsable du dispositif de défense civile concerné.

Selon des survivants, les détenus auraient été entassés dans des cellules insuffisamment ventilées et auraient éprouvé des difficultés à respirer avant les décès. Une première évaluation des services de renseignement évoque également la surpopulation et le manque de ventilation, tandis que les services de défense civile avaient initialement avancé l'hypothèse d'une maladie.

Le drame intervient dans un État riche en ressources minières, où l’exploitation artisanale de l’or attire de nombreux travailleurs mais s’accompagne d’une forte insécurité. Les autorités nigérianes accusent notamment des groupes criminels armés de taxer les mineurs et de tirer profit de l’exploitation clandestine des gisements.

Voir plus