Ghana
Le Ghana a accueilli jeudi une conférence mondiale visant à traduire le soutien politique croissant en faveur des réparations pour l'esclavage en engagements concrets en faveur de la justice.
Cette rencontre, qui a réuni des dirigeants de toute l'Afrique et des Caraïbes, fait suite à l'adoption en mars, par les Nations unies d'une résolution historique déclarant la traite transatlantique des esclaves 'le crime le plus grave contre l'humanité''.
Bien qu’elle ne soit pas contraignante, cette résolution soutenue par le président ghanéen John Mahama, va au-delà d’une simple reconnaissance et demande aux nations impliquées dans la traite négrière de s’engager dans des mesures de ''restitution » et d’« indemnisation ''.
''Chaque génération hérite des responsabilités du passé. L’histoire ne nous demande pas d’hériter de la culpabilité, mais plutôt des responsabilités. Même si nous ne sommes peut-être pas responsables des actes commis il y a des siècles, nous sommes responsables du monde que ces actes ont contribué à créer.'', a déclaré le président ghanéen.
L’adoption de la résolution de l’ONU a marqué le soutien le plus fort jamais exprimé par la communauté internationale en faveur des réparations, recueillant l’appui de 123 États membres de l’ONU.
Les nations impliquées dans la traite négrière doivent donc s’engager dans des mesures de ‘’restitution’’ et d’’’in indemnisation’’. La continuité des États faisant foi.
''Aujourd’hui, nous devons donc passer de la prise de conscience à la mise en place d’un cadre pour la justice réparatrice, afin de garantir que la dynamique créée par la résolution A/RES/80/250 soit maintenue et se traduise par des résultats concrets.'', a déclaré John Dramani Mahama.
Le président français Emmanuel Macron qui s'exprimait par vidéoconférence a affirmé que l’histoire ne pouvait être ''réduite à une simple logique financière''.
La présidente de la Namibie a de son côté rappelé la nécessité de reconnaitre les affres subies par le continent.
''Nous ne demandons pas au monde de porter notre souffrance à notre place, nous demandons simplement que notre souffrance soit entendue, comprise et respectée pour ce qu’elle est.'', a déclaré Netumbo Nandi-Ndaitwah, présidente de la Namibie.
Fonds d’indemnisation structurés versés aux gouvernements ou aux communautés, annulation ou la restructuration de la dette, les propositions ne manquent pas en guise de compensations.
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