Afrique du Sud
Le chef de file du parti Economic Freedom Fighters (EFF) a dénoncé la décision du Ghana d'évacuer 300 de ses ressortissants d'Afrique du Sud plus tôt dans la semaine comme "précipitée" et "inutile".
Les tensions autour de l'immigration en Afrique du Sud ne s'affaiblissent pas. Après une montée d'attaques xénophobes et l'installation d'un climat anxiogène dans les communautés d'immigrés dans le pays, le gouvernement ghanéen avait pris, plus tôt dans la semaine, la décision d'évacuer 300 de ses ressortissants d'Afrique du Sud.
Une décision qui a été critiquée jeudi par Julius Malema, chef du parti sud-africain Economic Freedom Fighters (EFF).
Le Ghana se serait davantage "précipité" en choisissant d'évacuer ses citoyens, selon Malema. Une approche "plus diplomatique" aurait été nécessaire, a-t-il poursuivi.
Malema, qui a précédemment dénoncé les poussées anti-Africaines en Afrique du Sud, a souligné jeudi que les actes xénophobes émanaient seulement d'un petit groupe d'individus, et que le gouvernement "devrait agir contre ces quelques personnes".
Malgré les tensions diplomatiques que cette affaire semble entraîner entre le Ghana et l'Afrique du Sud, les deux pays ont déclaré leur volonté de maintenir de bonnes relations et de protéger les droits des migrants africains.
Selon les médias ghanéens, les premiers évacués sont arrivés à Accra le 27 mai.
Environ 800 Ghanéens vivant en Afrique du Sud auraient déclaré leur volonté de se faire évacuer du pays.
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