Afrique du Sud
La Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a décidé que les étrangers dont la demande d’asile a été rejetée ne pourront plus déposer une nouvelle demande.
La plus haute juridiction du pays estime qu’autoriser des demandes répétées sans cadre légal clair pourrait créer un « cycle sans fin », compliquant les expulsions et provoquant un désordre administratif.
Le ministre sud-africain de l’Intérieur, Leon Schreiber, a qualifié cette décision de « grande victoire » contre les abus du système d’asile.
L’affaire concernait deux ressortissants burundais dont les premières demandes avaient été rejetées en 2014. Ils avaient déposé une nouvelle demande en 2018, invoquant les violences politiques survenues au Burundi après l’élection présidentielle de 2015.
À l’époque, la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat avait déclenché de violents troubles ayant fait plusieurs dizaines de morts.
Des tensions croissantes autour de l’immigration
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions migratoires en Afrique du Sud, où des manifestations contre les migrants sans papiers se multiplient ces derniers mois.
Le président Cyril Ramaphosa a récemment dénoncé des violences xénophobes orchestrées par des « opportunistes », affirmant qu’elles ne reflétaient pas la politique officielle du gouvernement.
Selon le HCR, l’Afrique du Sud accueille plus de 167 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires du Burundi, de la RDC, de la Somalie, du Soudan du Sud, du Rwanda et du Zimbabwe.
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