République Centrafricaine
La publication des résultats électoraux en République centrafricaine a été suspendue en raison d'une grève à l'Autorité nationale des élections (ANE), ont indiqué mardi plusieurs employés à l'AFP.
Des élections municipales, régionales, législatives et présidentielles se sont tenues le 28 décembre, ramenant la vie politique à un semblant de normalité malgré une sécurité fragile après la guerre civile qui a ravagé le pays dans les années 2010. Les résultats du second tour des élections municipales, régionales et législatives, qui s'est tenu le 26 avril, devaient initialement être annoncés lundi. Mais les informaticiens du centre de traitement des données de l'ANE refusent de les publier tant qu'ils n'auront pas reçu le paiement de deux mois d'arriérés de salaire.
L'ensemble du personnel de l'ANE est touché par ce retard. Plusieurs employés ont déclaré que les retards étaient fréquents, mais que la situation n'avait jamais été aussi grave. Le non-paiement des salaires dans le secteur public est courant en République centrafricaine, qui est l'un des pays les plus pauvres du monde. Plusieurs grèves ont eu lieu dans le secteur public, notamment parmi les enseignants et le personnel administratif.
Près de 70 circonscriptions étaient en jeu au second tour et les candidats dont Anicet-Georges Dologuele, l’un des principaux adversaires du président Faustin-Archange Touadera attendent désormais la fin de la grève de l’ANE. Le Mouvement des cœurs unis (MCU), au pouvoir, a remporté 50 sièges au premier tour, le 28 décembre. Vingt autres sièges ont été remportés par des indépendants et d’autres groupements politiques.
Selon la nouvelle constitution du pays, adoptée en 2023, l’Assemblée nationale est composée de 144 députés, chacun élu pour un mandat de sept ans. Par ailleurs, l’un des avocats de M. Dologuele a déclaré à l’AFP que l’ancien Premier ministre avait été empêché de quitter le pays mardi. Dologuele, âgé de 69 ans, a contesté la réélection de Touadera en décembre, dénonçant ce qu’il a qualifié de « fraude massive » et déposant un recours. Il a été interpellé par la police à l’aéroport de Bangui mardi matin alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un vol à destination de la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, à l’invitation de l’Union africaine, a déclaré son avocat, Ephrem Masseo.
Son passeport diplomatique a été confisqué et on lui a signifié qu'il était interdit de sortie du territoire, mais aucune décision de justice à cet effet ne lui a été présentée, a-t-il ajouté. Dologuele avait déjà été interdit de sortie de la République centrafricaine en mars 2021 alors qu'il tentait de se rendre en France pour des raisons médicales.
02:24
RDC : "la joie de l'UDPS sera de courte durée", affirme Prince Epenge
02:00
Ouganda : le projet de loi sur "la protection de la souveraineté" fait polémique
Aller à la video
Guinée : deux opposants de Mamady Doumbouya présumés enlevés
02:09
Tchad : mobilisation à N’Djamena pour la libération de Succès Masra
01:37
Tanzanie : l'opposition fustige le rapport sur les violences post-électorales
00:33
Tanzanie : un an après les violences, Suluhu Hassan promet des réformes