Bénin
Le Bénin a officialisé, lundi, la préparation d’une demande d’extradition visant l’activiste Kemi Seba, interpellé la semaine dernière à Pretoria par la police sud-africaine.
Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Elonm Mario Metonou, a confirmé que le dossier était en cours de constitution.
L'activiste, déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt au Bénin pour son implication présumée dans la tentative de coup d’État de décembre, reste en détention en Afrique du Sud, dans l’attente d’une audience sur sa demande de libération sous caution prévue le 29 avril.
Les autorités sud-africaines ont indiqué qu’une procédure d’extradition était en cours sans en préciser l’origine. Le parquet examine également des soupçons de blanchiment d’argent et le statut migratoire de l’activiste, qui aurait dépassé la durée légale de son visa.
Son entourage conteste par ailleurs certaines informations relatives à sa représentation juridique et affirme qu’aucune demande d’asile n’a été déposée, contrairement à ce qu’avait évoqué un avocat sud-africain.
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba, 44 ans, dispose d’une forte audience en ligne. Déchu de la nationalité française en 2024, il détient un passeport diplomatique nigérien délivré par les autorités issues du coup d’État de 2023.
Fondateur de l’ONG « Urgences panafricanistes », il est connu pour ses positions radicales contre la France et ses prises de position politiques controversées en Afrique de l’Ouest. Opposant déclaré au président béninois Patrice Talon, il a déjà été arrêté à plusieurs reprises dans son pays.
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