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Kenya : l’angoisse des familles de victimes après l’incendie d’un pensionnat

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Incendie

Vendredi matin, les familles des victimes restaient plongées dans l’incertitude devant le pensionnat, où un incendie survenu peu après minuit dans un dortoir a coûté la vie à seize élèves et fait 79 blessés.

Huit élèves, soupçonnées d’avoir provoqué l’incendie de manière volontaire, ont été arrêtées. L’identification des victimes n’avait pas encore commencé. Face au manque d’informations, les proches tentent toujours d’obtenir des réponses sur le sort des victimes.

Les autorités nous donnent des informations contradictoires. Tantôt elles affirment que les enfants se trouvent à l’hôpital universitaire Kenyatta de Nairobi, tantôt qu’ils sont à Naivasha. Nous avons le sentiment qu’on nous cache la vérité. Aujourd’hui, nous avons accepté une réalité douloureuse : nos enfants ne sont plus là. Ce que nous voulons désormais, c’est savoir où se trouvent les dépouilles de nos filles, explique le père d'unee victime.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’établissement ne respectait pas les normes de sécurité en vigueur. Sept blessés sont toujours hospitalisés. Le nombre exact d’élèves présents dans le dortoir au moment du drame n’a pas encore été communiqué.

Les corps des seize élèves décédés ont été transférés jeudi dans la morgue d’un hôpital public, où des analyses ADN sont en cours afin de confirmer leur identité.

Joyce Ncece, responsable de la gestion des catastrophes du comté de Nakuru : nous nous sommes réunis pour définir les modalités des tests ADN. L’état des corps ne permet pas une identification visuelle en raison de l’ampleur des brûlures. C’est pourquoi nous procédons à des analyses ADN afin d’identifier formellement les victimes.

Les incendies dans les établissements scolaires sont un phénomène récurrent au Kenya. Plus d’une douzaine de cas ont été recensés depuis 2024. Le pays avait déjà été confronté à une vague particulièrement grave en 2016, avec 117 incendies volontaires dans des écoles secondaires en seulement trois mois.