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80e anniversaire de la CIJ : Guterres alerte sur l’érosion du droit international

Des juges prennent place avant la lecture de l’avis de la CIJ sur l’aide humanitaire à Gaza et en Cisjordanie, à La Haye, le 22 octobre 2025.   -  
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AP Photo

Assemblée générale des Nations unies

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre un affaiblissement du droit international, à l’occasion du 80e anniversaire de la Cour internationale de justice (CIJ), célébré à La Haye.

Dans un discours prononcé devant des responsables internationaux, Antonio Guterres a dénoncé la multiplication des violations du droit international à travers le monde.

Plusieurs conflits majeurs illustrent cette pression croissante : la guerre en Ukraine, les tensions à Gaza, le conflit au Soudan ou encore les crises au Moyen-Orient.

Le chef de l’ONU a souligné que ces situations fragilisent l’ordre mondial et mettent en péril les mécanismes de règlement pacifique des différends.

« La force du droit » en danger

Antonio Guterres a appelé à préserver le rôle du droit face aux rapports de force. Selon lui, l’abandon des règles internationales au profit de la puissance brute entraîne une instabilité globale, avec des conséquences économiques et humanitaires majeures, en particulier pour les populations les plus vulnérables.

Il a insisté sur la nécessité d’un choix clair : celui d’un système fondé sur le respect des règles internationales plutôt que sur la loi du plus fort.

Créée après la Seconde Guerre mondiale, la Cour internationale de justice est chargée de trancher les différends entre États. Elle peut également rendre des avis consultatifs à la demande d’organes des Nations unies.

Aujourd’hui, la CIJ est confrontée à un nombre croissant d’affaires, notamment liées aux conflits en cours et aux enjeux climatiques. Elle examine actuellement plusieurs dossiers sensibles, dont des accusations de génocide concernant le Myanmar et les opérations militaires à Gaza.

Malgré son rôle central, l’autorité de la Cour reste limitée : tous les États ne reconnaissent pas automatiquement sa compétence, et certaines décisions sont contestées.