Burkina Faso
Les dirigeants militaires du Burkina Faso ont ordonné mercredi la dissolution d'une centaine d'associations et d'organisations de la société civile, dans le cadre de la dernière vague de répression contre l'espace civique dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.
Au total, 118 associations, toutes basées au Burkina Faso et dont beaucoup sont engagées dans la défense des droits humains, sont désormais interdites de fonctionnement dans tout le pays du Sahel, selon un communiqué du gouvernement.
Depuis sa prise de pouvoir lors d'un coup d'État en 2022, la junte au pouvoir a réprimé les ONG, les syndicats et la liberté de réunion, ainsi que l'opposition à son régime militaire.
En juillet 2025, le chef de la junte, le capitaine Ibrahim Traoré, a signé une loi restreignant les activités des organisations de défense des droits humains et des syndicats.
En l'espace d'un mois, la junte a révoqué les autorisations de 21 organisations de défense des droits humains et a infligé à 10 autres une suspension de trois mois, invoquant des raisons administratives.
Dans une déclaration faite mercredi, le ministre de l'Administration territoriale, Émile Zerbo, a invité les responsables des associations nouvellement interdites à se conformer à la loi de juillet 2025.
« Tout contrevenant s'expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », a averti M. Zerbo.
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