Etats-Unis
La peine de prison de Sean « Diddy » Combs, le célèbre producteur de hip-hop, est au cœur d’un débat judiciaire.
Jeudi, lors des plaidoiries en appel, les juges fédéraux de Manhattan ont exprimé des réserves sur la condamnation de quatre ans infligée à l’artiste pour des faits liés à la prostitution. Après deux heures d’audience, le juge William J. Nardini a qualifié le dossier de « particulièrement complexe », soulevant des questions juridiques inédites pour les tribunaux fédéraux. Les magistrats se demandent notamment si le juge a pris en compte, pour déterminer la peine, des éléments liés à des accusations pour lesquelles Combs avait été acquitté.
Son avocate, Alexandra Shapiro, dénonce une sentence « disproportionnée », la plus lourde jamais prononcée pour des faits similaires. À l’inverse, le procureur fédéral estime que la peine de quatre ans et deux mois est conforme aux directives fédérales et aux condamnations habituelles dans cette juridiction.
Condamné en juillet 2025 pour avoir enfreint la loi Mann Act, qui interdit le transport interétatique à des fins de crimes sexuels, Combs avait été acquitté des chefs de trafic sexuel et de racket, passibles de la prison à perpétuité. Incarcéré depuis septembre 2024, il demande soit l’annulation de sa condamnation, soit une réduction de peine. Sa libération est prévue pour avril 2028, sauf si la cour d’appel décide autrement.
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