Australie
Une joueuse de l’équipe féminine iranienne de football, qui avait initialement demandé l’asile en Australie, a finalement décidé de se rétracter.
Lundi, l’Australie a accordé l’asile à six joueuses et à un membre du staff de la sélection iranienne après qu’elles ont refusé de chanter l’hymne national lors d’un match de Coupe d’Asie contre la Corée du Sud à Sydney, au début du mois de mars. Ce geste avait été interprété comme un acte de rébellion.
Au total, 26 membres de la délégation iranienne étaient arrivés en Australie quelques jours avant le début des frappes américano-israéliennes dans la région.
Mais ce mercredi, le ministre australien de l’Intérieur a annoncé qu’une joueuse, dont l’identité n’a pas été révélée, avait finalement décidé de contacter l’ambassade d’Iran. Une décision que les autorités australiennes affirment respecter.
Le reste de l’équipe et du personnel a quitté Sydney mardi soir à destination de Kuala Lumpur, dans une atmosphère décrite comme très émotive. La délégation est arrivée en Malaisie tôt mercredi matin.
Après leur refus initial de chanter l’hymne national, les joueuses avaient finalement entonné l’hymne lors de leurs matchs suivants contre l’Australie et les Philippines.
Les sept membres de l’équipe qui avaient demandé l’asile ont reçu des visas humanitaires temporaires, susceptibles de leur ouvrir la voie à une résidence permanente en Australie.
Par ailleurs, des Australiens d’origine iranienne ont tenté d’empêcher les joueuses de quitter le pays, invoquant des inquiétudes quant à leur sécurité si elles retournaient en Iran.
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