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Libye : quand le cinéma défie l'oubli et l'indifférence

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Screen capture from agency video footage

Libye

Dans les années 1960, la capitale libyenne comptait plus de 20 salles de cinéma.

Aujourd’hui, il n’en reste aucune. Des réalisateurs comme Mouayed Zabtia tentent de ressusciter le septièmee art, malgré l’indifférence de l’État et les tabous sociaux. Dans son studio improvisé, Mouayed tourne "1986", un film inspiré de faits réels, dont l’exil du chanteur Ahmed Fakroun, Un projet 100% autofinancé, comme tous ses films.

Mon objectif est de mettre en lumière le travail créatif libyen et de révéler les talents de nos artistes ,acteurs, réalisateurs, techniciens son, maquilleurs, et bien d’autres. Je rêve que le public international les découvre, et que nos productions locales gagnent une reconnaissance mondiale, explique-t-il.

Aujourd’hui, c’est l’indifférence qui tue le cinéma libyen. Selon les réalisateurs comme Mouyed , le problème, c’est également le désintérêt total des gouvernements depuis 2011 pourtant, des talents existent y compris chez les femmes, souvent invisibilisées.

Représenter des femmes à l’écran reste un tabou. De plus, beaucoup de talents féminins ont peur de se montrer. Pourtant, des femmes osent. Comme Naziha Arebi, réalisatrice libyo-britannique dont le documentaire Freedom fiedls sur des footballeuses libyennes, a été sélectionné à Toronto en 2018. Un autre film "Donga", sur la révolution de 2011, à été vu à Amsterdam.

En Libye, faire du cinéma, c’est un acte de résistance. Résistance contre l’oubli, contre les tabous, et surtout… contre l’indifférence. Pour Mouayed, Mohammed, et tous ceux qui croient encore au pouvoir des images, le combat ne fait que commencer.

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