Pays-bas
Crimes de guerre et crime contre l’humanité, ces accusations portées contre Joseph Kony ont été confirmées jeudi par la Cour Pénale Internationale.
Le rebelle ougandais a été jugé responsable de 29 chefs d’accusations par neuf juges de la CPI. Il s’agit de meurtre, d’esclavage sexuel et de viol entre autres. Des actes commis alors qu’il était à la tête de de l’Armée de résistance du Seigneur. De sinistre mémoire.
La défense de Joseph Kony a fait valoir que la procédure a violé les droits de leur client à un procès équitable. L’audience de confirmation de charge à leurs yeux, ‘’n’aurait pas dû avoir lieu du tout’’, en raison de l’absence de l’accusé.
Mais de procès par contumace cependant. Kony doit être détenu par la Cour pénale internationale. Or le chef rebelle est toujours en cavale. Les États-Unis ont promis, il y a une décennie, 5 millions de dollars de récompense pour toute information qui permettraient son arrestation.
L’Armée de résistance du Seigneur a débuté ses attaques en Ouganda dans les années 1980, alors que Joseph cherchait à renverser le gouvernement du pays.
Chassée de l’Ouganda, la LRA a pris la direction de RDC, avant de poursuivre ses exactions en Centrafricaine et au Soudan du Sud. La milice est connue connue pour l'utilisation d'enfants soldats, la mutilation de civils et l'asservissement de femmes.
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