France
Sur le perron de l'Élysée, le président français Emmanuel Macron a accueilli ce vendredi Ursula von der Leyen, présidente de la Commission de l’Union européenne.
La rencontre intervient alors que la situation politique en France s’est relativement apaisée. Le chef de l'État français reste toutefois dans une position délicate. Si le Premier ministre Sébastien Lecornu a survécu à une motion de censure ce jeudi, le parti au pouvoir reste minoritaire à l’Assemblée nationale. Le gouvernement doit pourtant réussir à faire voter le budget de l'État d’ici la fin de l’année.
Jeudi, les députés de l'Assemblée nationale ont rejeté les motions de censure déposées par le parti d'extrême gauche, La France insoumise, et celui d'extrême droite, le Rassemblement national.
Si l’une de ces motions avait été validée, le président français n'aurait eu d'autre choix que de convoquer de nouvelles élections législatives, de trouver un autre Premier ministre – le cinquième en à peine un an – ou peut-être même de démissionner, ce qu'il a exclu.
Face à Emmanuel Macron, Ursula von der Leyen fait aussi face à la contestation. Elle a échappé à deux motions de censure déposées par l’extrême droite et la gauche radicale au Parlement européen. Il s’agit du 3ème vote de défiance en un an depuis le début de son deuxième mandat à la tête de la Commission de l’UE.
Les deux dirigeants se réunissent avant le sommet européen prévu à Bruxelles la semaine prochaine, du mercredi 22 au vendredi 24 octobre 2025.
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