Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Le Sénégal est dans une situation de '' cohabitation'' selon Sonko

Sonko s'exprime après son élection à la présidence de l'Assemblée nationale à Dakar, au Sénégal, le 26 mai 2026   -  
Copyright © africanews
AP Photo

Sénégal

Son éviction du poste de Premier ministre et l’absence du Pastef, son parti politique au gouvernement, Ousmane Sonko s’est longuement exprimé sur ces sujets lors d'une conférence de presse mardi à Dakar, au Sénégal.

Pour Ousmane Sonko, le nouveau gouvernement sénégalais manque de « base politique », ajoutant que président sénégalais n’avait aucune « légitimité politique », sans soutien au Parlement.

''Nous sommes, qu'il le veuille ou non, dans une situation de cohabitation. Il n'a pas un seul député à l'Assemblée nationale sur 165, pas un seul. Pastef a 130 députés sur 165, ça, si ça n'impose pas la cohabitation, ce serait quoi la cohabitation ? Il faut qu'il arrête, qu'on le pompe pour lui dire : « C'est toi le Président, tu as tous les pouvoirs ». Il n'a pas tous les pouvoirs. Il n'a pas plus de pouvoirs que les autres d'ailleurs actuellement dans la configuration actuelle. Il faut qu'il redescende de son piédestal et qu'on se parle en responsables, dans l'intérêt de ce pays'', a déclaré le président du Pastef.

Gestion de la dette, composition du gouvernement, justice et autres, les pommes de discorde entre Diomaye et Sonko sont nombreux.

Ousmane Sonko accuse son désormais ex-allié de provocation tout en appelant ses partisans au calme.

''Il faut être deux pour faire la paix, et les provocations ont déjà commencé. Car tout ce qu’ils font actuellement – convoquer des députés en pleine session parlementaire, tenter de les arrêter au sein de l’Assemblée nationale, arrêter des militants à tout va – vise à provoquer le Pastef, à susciter une réaction, surtout chez les jeunes, afin de pouvoir véhiculer l’image d’un parti belliqueux, d’un parti, etc. C’est pourquoi j’appelle une nouvelle fois les jeunes : restez calmes.'', a déclaré Ousamne Sonko.

Sonko avait promis lors de son élection à la tête de l’Assemblée nationale le 26 mai qu’il n’utiliserait pas son nouveau rôle « pour orchestrer le chaos institutionnel »

Voir plus