Maroc
Mercredi soir, une vague de colère a gagné l’ensemble du Maroc. Pour la première fois, des manifestations ont été autorisées dans plusieurs villes du pays, notamment à Oujda, où de nombreux jeunes sont descendus dans la rue pour réclamer de meilleures conditions dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’emploi.
Cependant, malgré le caractère pacifique de nombreuses mobilisations, certains rassemblements ont été perturbés par des actes de vandalisme. Des individus non identifiés ont saccagé des vitrines de magasins et endommagé des véhicules dans l’espace public, provoquant l’inquiétude et la condamnation de nombreux citoyens.
"Nous soutenons les manifestations, mais nous refusons toute forme de destruction. Si nous aspirons à défendre les libertés publiques, à revendiquer la dignité et à appeler à la justice sociale, alors nous devons aussi respecter les droits de chacun. Pourquoi violer les droits d’autrui alors que nous réclamons les nôtres ? témoigne une habitante.
À l’origine de ces mobilisations, le collectif GenZ 212, récemment apparu sur les réseaux sociaux, notamment via la plateforme Discord. Les initiateurs du mouvement demeurent anonymes, mais leur appel à manifester a trouvé un écho large parmi les jeunes Marocains.
Depuis le début de ce mouvement de contestation populaire, au moins deux personnes ont perdu la vie et plusieurs centaines de blessés ont été recensés à travers le pays.
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