Cameroun
Deux semaines après la mort du journaliste camerounais, Martinez Zogo, la gendarmerie a procédé ce lundi matin à l’interpellation de l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga réputé proche de plusieurs ministres et hauts responsables de l’exécutif camerounais.
Il est cité comme suspect dans l'assassinat de Martinez Zogo a annoncé, le directeur de l'Observatoire national des médias, organe rattaché au ministère de la Communication.
Son arrestation a été confirmée par le groupe Anecdote dont il est le patron. Dans un communiqué, le groupe précise que Jean-Pierre Amougou n’a reçu aucune convocation, mais qu’il est se trouve dans les locaux du secrétariat d’Etat à la défense.
Outre ce suspect, l’ex-commandant de la Garde présidentielle camerounais, le colonel à la retraite Omgba Bomba serait aussi tombé dans les mailles du filet des enquêteurs. De même que Bruno Bidjang, journaliste de la chaîne de télévision Vision 4 appartenant à l'homme d’affaires.
Enlevé le 17 janvier par des inconnus dans la banlieue de la capitale devant un poste de gendarmerie, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, avait été retrouvé mort cinq jours plus tard. "Son corps a manifestement subi d'importants sévices
Vendredi soir, dans un communiqué, l'organisation internationale Reporters sans Frontières (RSF) avait dénoncé un "crime d'Etat", "dans une ambiance de guerre de succession, voire de déstabilisation majeure du régime du président Paul Biya", qui aura 90 ans dans sept jours.
RSF mettait en cause nommément et directement Amougou Belinga dans l'enlèvement, les actes de torture et le meurtre de Martinez Zogo, en citant le procès-verbal d'audition de très hauts responsables de l'appareil de sécurité arrêtés, et dont l'organisation assure avoir lu une copie.
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